Native d'Alsace je suis arrivée en Haute-Savoie il y a une dizaine d'années. J'ai longtemps cherché l'activité qui contribuerait à mon épanouissement professionnel. A priori rien ne me destinait à devenir safranière et pourtant...

Durant mon enfance dès la sortie de l'école du samedi matin, je filai tout droit rejoindre nos amis horticulteurs au marché. Quelle fierté lorsque je me voyais confier la vente des azalées, bégonias et autres belles fleurs ! Je me rappelle encore cette odeur bien spécifique dans les serres, mélange d'humidité, de terre, mais aussi des différentes variétés de plantes. Que de bonheur pour la petite fille que j'étais alors de trainer ses baskets en ces lieux.

Quand est arrivé le moment de "choisir" mon orientation professionnelle, je me suis tournée vers les activitées du secteur tertiaire sans grande conviction... Mais durant ces quelques années je n'ai pas abandonné mes premières amours, et c'est sur un balcon que j'ai commencé mes plantations. Un balcon plus grand et voilà mes premiers semis, tomates, poivrons et fleurs bien-entendu ! Puis enfin un jardin m'a permis de me faire vraiment plaisir, potager, herbes aromatiques, fruitiers....

C'est finalement lors d'une émission télévisée (fin 2008) que je découvre avec stupéfaction que le safran se cultive en France. S'en suivent de nombreuses recherches qui me font réaliser qu'il ne s'agit que d'un juste retour des choses, puisque le safran poussait autrefois chez nous et ce jusqu'au début du 19èm siècle. Je venais de trouver ma voie...

Je me suis installée sur les terres de Marin en avril 2010. Mes bulbes de crocus sativus sont cultivés sur deux petites parcelles de terrains (un peu moins de 1000m2 au total). Ils  donnent naissance à un safran de très grande qualité. La belle récompense d'un travail dans le respect de la plante, de la nature, et où la quasi-totalité des tâches sont effectuées manuellement.

Une manière de renouer avec le passé, puisque lors de la récolte ma petite activité devient une affaire de famille. C'est à ce moment là que parents et amis se retrouvent, tout d'abord pour la cueillette et ensuite l'émondage. Autours d'une table et des heures durant nous nous appliquons à retirer les stigmates, et comme autrefois nous rythmons notre travail par de grandes discussions. Un moment privilégié entre plusieurs générations...

Je propose ce safran en stigmates ainsi que ses produits dérivés, aux particuliers  et aux professionnels de la restauration désireux de (re)découvrir cette merveilleuse épice.

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